Nomade de l’interrogation
Le journalisme
en point de départ
Originaire du nord de la France, Pierre Westelynck est un Creusois d’adoption. Après des études en sociologie et en édition à Limoges, il a décidé de se lancer dans le monde des médias, curieux de rencontrer divers univers, et intéressé par la perspective d’exprimer ses idées dans un environnement qui, il le pensait, lui seyait.
Pendant huit ans, Pierre Westelynck a arpenté les routes de plusieurs départements du sud-ouest pour réaliser des articles divers pour un quotidien.

Sur la route des « Artistes de la vie »
Journaliste dans la presse quotidienne régionale (avec une petite escale par le monde du guide de voyage), propriétaire d’une maison en Creuse, Pierre Westelynck a pourtant décidé en 2016 de rompre son CDI et de vendre son bien immobilier pour explorer de nouveaux horizons, trouver sa voie, ce qui le faisait vibrer. Il a passé plus d’un an dans la structure associative « On passe à l’acte », près de Montpellier. Dans le costume plus confortable pour lui de bénévole/apprenti, il s’est penché sur des centaines de personnes/projets positifs et inspirants en France. Cette expérience a accouché d’un changement de regard sur la voie menant au bonheur et à l’épanouissement, mais aussi sur un documentaire : « Artistes de la vie » réalisé par Pierre Westelynck, avec le soutien de l’association. Le film est sorti au cinéma et en DVD en 2018. Dès lors, le réalisateur s’est mis en quête de devenir à son tour un « Artiste de la vie ».


Escale dans l’extrême inconnu
Attiré depuis des années par les voyages – chaque semaine de congé était pour lui l’occasion de partir dans un lieu qu’il ne connaissait pas – il a décidé de joindre l’utile à l’agréable en créant une société de production de documentaires, « Bain de forêt » qui allie la réalisation de films et le volontariat, sur des projets positifs et inspirants. Cette aventure de vie l’a mené dans les montagnes du Népal pour une mission de volontariat dans une ferme minimaliste, dans la poussière de l’Inde à accompagner des élèves d’une école qui promeut la responsabilisation et l’épanouissement ; jusqu’à atterrir dans un centre de méditation bouddhiste surréaliste en Birmanie.

En chemin, l’incertitude
Pierre Westelynck était parti en Birmanie pour aider, apprendre d’une nouvelle culture et réaliser un film sur une initiative positive et inspirante. Il en est ressorti complètement déboussolé, condamnant cette culture qu’il ne comprend pas, et incapable de capter la moindre image. C’est donc sur un carnet de notes qu’il a exprimé sa souffrance et sa frustation, dans un premier récit soulignant l’insoutenable et le poids des conditionnements et des certitudes.
Dans le centre de méditation bouddhiste, Pierre Westelynck a rencontré celle qui deviendra sa femme, Chin, chinoise naturalisée japonaise. Il l’a suivi ensuite à Tokyo où il reproduira le même schéma qu’en Birmanie, conditionné à penser et à vivre d’une certaine manière. Ce n’est qu’en vivant sur les routes du Japon et en rencontrant Véronique Thabuis, sa future éditrice, que Pierre Westelynck réussira à changer son regard et son rapport au voyage, à l’autre et l’ailleurs. De cette expérience naîtront l’ouvrage « La vie sans boussole » et le film « Wara Nihon ».

De l’appel du large
à l’appel de la forêt
Chin et Pierre ont vécu presque trois ans dans une maison mobile autoconstruite. Ils ont fait le tour du Japon pour aller à la rencontre d’un autre Japon, soucieux de son Histoire, de sa nature, de l’autre et de lui-même. Cette expérience inspirera la création d’un film documentaire : « Wara Nihon, la rébellion de deux brins de paille ». Après avoir mené une vie minimaliste dans leur maison de deux tatamis et demi (quatre mètres carré), après avoir traversé le Japon d’Hokkaido à Yakushima, Chin et Pierre se sont installés dans les montagnes de Nagano, pour commencer une nouvelle vie, cherchant à vivre avec la nature, et de manière plus autonome. Une vie sans réel but, ni destination, guidée par l’apprentissage et la découverte.

